Artiste Méconnue

Artiste Méconnue

Assise sur ce trottoir, cigarette à la main
L'artiste attend ce soir un signe du destin
Une lueur d'espoir, son unique festin
Q
ui disparaitra dans un adieu divin.

Un homme tel un ange lui propose une danse
E
lle reconnait le mal sous la belle apparence
A
ccepte et le conduit aux portes de l'aisance
Des plaisirs faciles et de la décadanse.

De leur deux corps elle dessine des soupirs
Des souffles trop violents, de douloureux sourires
D
'un coup de pinceau elle recé le plaisir
Mais sous sa nudité elle ne fait que souffrir.

Artiste connue d'un soir ou d'une nuit
Elle offre à qui désire son corps détruit
Et meurt lentement, papillon de nuit
Prisonnière d'elle même sans un bruit elle s'enfuit.

# Posté le lundi 14 avril 2008 11:44

Les Larmes de la Danseuse

Les Larmes de la Danseuse


Les larmes de la danseuses roulent sur ses joues,
Vien
nent mourir sur ses lèvres et y laisse le gout
D
e la mélancolie ; elle regrette le temps
O
ù ses jambes la portaient au gré du vent.

L
'époque ou la musique dirigeait ses pas,
les sons lui faisaient atteindre l'au delà,
D
onnaient vie à son corps, lui faisaient quitter sol
L
ui permettaient alors de prendre son envol

Et
tel l'oiseau qui part pour d'autre continent,
Elle quittait cette terre, s'en allait lentement
Vers un monde me
illeur un paradis enfouit
Tout au fon
d de son coeur, dans une ville engloutie.

Mais la colombe blanche perdit
un jour ses ailes
Br
isée par les efforts elle dut quitter le ciel
A
bandonner ses rêves et son paradis blanc
Privé
e de tout espoir elle meurt lentement.

# Posté le lundi 14 avril 2008 11:35

La guerre a fait rage ici, tout est détruit.
J
e me réveille lentement au milieu des débris,
Je meve et je marche avec difficul,
E
t soudain je vois plus loin ton corps inani.

Je m'assieds près de toi, j'essaie de te veiller.
M
ais tu gardes les yeux clos, tu refuses de bouger.
A
lors j'implore Dieu de ne pas t'emmener avec lui,
De
te laisser avec moi, de te rendre la vie.

Soudain tes paupières s'ouvrent comme par enchantement,
T
es yeux injectés de sang me regarde gentiment,
Tu m'attrapes la main et me dis d'être forte
Que la vie c'est ainsi, que tu vas fermer la porte.

Tu
m'expliques que ton heure est maintenant arrivée,
Q
ue je ne peux rien y faire, que je dois l'accepter,
Qu
e tu pars simplement pour un pays lointain
Ma
is qu'on se retrouvera quand je prendrais le même chemin.

Je ne peux retenir mes larmes plus longtemps,
Grande soeur tu vas vivre, c'est impossible autrement.
Et pourtant tes yeux se referment doucement,
T
a main lâche la mienne et retombe lourdement.

Je sanglote et les larmes roulent sur mes joues
Je me
relève et marche dans cette terre devenue boue
Vers
l'extérieur, vers les tireurs ennemis,
Il
s me voient et comme prévu ils me fusillent ici.

# Posté le lundi 14 avril 2008 11:30

Modifié le lundi 14 avril 2008 12:09

Et l'Amour a ses Raisons que la Raison ignore...


* Cette musique, cette vidéo, ce groupe ... j'aime, j'aime !!
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# Posté le mercredi 02 avril 2008 12:20

Et tout ces regards posés sur moi ... mais surtout le Sien

Et tout ces regards posés sur moi ... mais surtout le Sien
Photo (C) Claude David

Après de nombreux chipotages inutiles, doutes et remises en question sur l'acte je suis mone sur scène pour lire le texte qui est dans l'article en dessous. Et aussi fou que cela puisse paraitre c'était absolument merveilleux. La grande et vaste scène sur laquelle on se sent minuscule et fragile, le micro qui donne tant de force et de puissance à notre voix, le silence de la salle qui écoute les mots qu'on balance avec vigueur, conviction et émotion c'est tellement enivrant. Le stress qui pcède l'instant et immense bien sûr ; les mains qui tremblent, la gorge sèche, le mal de ventre. Et puis une fois qu'on a posé le pied sur la scène, qu'il est tant de prendre la parole, de se mettre à nu devant des dizaines d'inconnus, tout le stress disparait étrangement et on se sent bien, forte...
E
t dire que j'ai failli ne pas monter ; grosse erreur !! Heureusement que certaines personnes m'ont poussé à le faire, je l'aurai tellement regretter.
Al
ors oui je suis fière de moi, surtout que j'ai même eu droit à de beaux applaudissements et à des éloges d'un slameur de métier :D

* Et puis ça peut paraitre bête mais je crois que, si Toi que j'aime, toi qui illumine ma vie depuis 7 mois tu n'avais pas été là, je ne serais surement pas montée lire mon texte sur scène. Tu me donnes une force incroyable, ainsi qu'une inspiration sur-dimensionnée ... ma muse ^^. C'était tellement rassurant au fond de savoir que tu m'écoutais aussi, de savoir qu'il y avait un regard aimant po sur moi. Juste le regard de l'homme qui compte plus que tout pour moi.

# Posté le dimanche 30 mars 2008 14:31

Modifié le mardi 01 avril 2008 14:45