L'on croit écrire la vie d'une autre sur des pages blanches. Son nom est fictif, son physique inventé de toute pièce par notre esprit, son histoire l'est tout autant. Rien en elle ne nous est familier.
Et pourtant, au moment de la relecture on se rend compte que, sans même le vouloir ni le prévoir, on a créé un personnage qui, au fond, nous ressemble fortement.
Et chaque personnage que l'on invente, garçon ou fille, coupable ou innocent, tueur ou tué, autant de facettes différentes puissent-ils avoir, est une part de nous-même, un petit nous enfoui au plus profond de notre être qui ne vit, heureusement, que sur ces pages noircies, au final, par notre propre sang.
En cela, l'on peut avoir plusieurs vies ...